Transition

Publié dans Autopsy of a thinking brain le février 27, 2009 par lunaboy

Dans un mois et demi, j’entrerai dans une nouvelle phase de ma vie. Je débuterai mon stage au dit ‘Ministère des Finances’ et passerai près de quatre mois au sein du centre d’études et de veille internationales en gestion publique du pôle ministériel de Bercy. Les stages de fin de Master 2 sont traditionnellement présentés comme des ’stages de fin d’études’, à vocation même de placer l’étudiant dans son entité d’accueil ensuite. Je ne suis pas dans cette optique-là. Malheureusement pour moi -mais heureusement dans le principe- la Fonction Publique d’Etat recrute encore majoritairement sur concours. Ce stage n’ayant donc pas pour but de me trouver directement un poste, est-il vraiment un stage de fin d’études? Rien n’est moins sûr. Me lancer dans la vie professionnelle nécessiterait, sauf cas particulier, la réussite à un concours. Et qui dit concours signifie généralement préparation au concours en question, a fortiori quand les concours visés sont de catégorie A voire A+. Mais cette année, après une légère perte d’influence, j’ai retrouvé ma passion, appelons un chat un chat, pour les questions ‘communautaires’, i.e. de l’Union Européenne. Sauf qu’une fois n’est pas coutume, là aussi, l’accès aux institutions se fait principalement par concours et donc encore, préparation aux concours. Ma formation universitaire actuelle possédant davantage un caractère ‘national’, cette phase pourrait très bien consister en un second Master 2 spécialisé en questions européennes. Quel que soit l’échelon, la vie professionnelle ne pourra a priori débuter sans une ultime phase ‘d’études’. A moins que cela passe par un stage, possible tremplin vers un poste de contractuel dans un premier temps. Mais là ne s’arrêtent pas les possibilités qui me sont offertes… A condition de  professionnellement m’orienter vers l’international, ce stage ou cette année d’étude pourrait s’effectuer à l’étranger. L’éventail des options qui me sont offertes n’est pas infini, mais il est d’une variété parfois déconcertante… Le plus dur dans tout ça c’est d’avoir à choisir dans un contexte de rationnalité limitée. C’est-à-dire sans avoir, ni pouvoir avoir, tous les éléments qui permettraient d’effectuer un choix dont la finalité serait certaine. La vie est faite de choix à rationnalité limitée, je ne le conteste pas, mais j’ai du mal à admettre que l’inconnu, le hasard, soit aussi déterminant dans le cours des choses.

Hyvää ystävänpäivää

Publié dans Autopsy of a thinking brain le février 14, 2009 par lunaboy

Cela ne m’était jamais arrivé. Je pense ressentir le blues de la Saint Valentin, pour la première fois de ma vie. Ou peut-être n’est-ce que le poids du célibat qui, avec le temps, devient pesant parfois. Non que cette position me gêne fondamentalement. Disons que, hormis ce point, ma vie est relativement remplie, satisfaisante voire prometteuse (fichu tryptique, forme favorite d’expression des juristes…). Ma principale activité du moment, pour ne pas dire de ces dernières années, est mes études. Je savais initialement qu’elles seraient longues et intenses et m’étais malgré cela déterminé à me lancer dans cette filière, quitte à devoir faire quelques sacrifices. Ne dit-on pas que chaque chose vient en son temps? Oh, ces dernières années n’ont pas été seulement consacrées à ma scolarité, ce serait mentir que d’affirmer le contraire. Premières amours, vie associative, rencontres de personnes d’un grand intérêt. La mobilité a également joué un rôle important dans ma vie d’étudiant. Montpellier, Helsinki, maintenant Paris et après… qui sait. Je sais. Je sais que ma nature n’est pas à la sédentarité, à tout le moins pas tout de suite, pas avant d’avoir trouvé un environnement, un cadre et une occupation qui me plaisent. Bien sûr j’ai des racines ici ou là mais je n’ai jamais ressenti ce rapport charnel à un endroit qui m’aurait empêché de m’en évader. Ce nomadisme est-il en soi un problème? Je serais malhonnête si je l’affirmais. Il m’apporte tant de satisfaction: découverte culturelle, linguistique, épanouissement personnel, richesse sociale. Et c’est bien là, je pense, que ce situe le point noir de cette année. Que ce soit à Montpellier, où je suis resté trois années, ou à Helsinki, où je ne suis resté qu’un an, ma vie sociale évoluait sans discontinuer. Depuis mon arrivée à Paris, c’est toute autre chose. Ma volonté demeure identique mais le temps occupé par les études a considérablement augmenté. Il faut dire que je n’ai jamais eu grand effort, tant intellectuel que temporel, à fournir. Maintenant, dossiers de recherches, rapports d’évaluation, audits, conférences, tout semble s’enchaîner sans me laisser de pause. Deux petites semaines entre Noël et la nouvelle année, une dizaine de jours après mes examens fin janvier… Hier je songeais à programmer une extraction des dents de sagesse, à laquelle je crains de ne pouvoir déroger, et c’est non sans une certaine angoisse que je me suis rendu compte que mon premier temps mort viendrait après mon stage, devant se terminer mi août. Cette perspective ne m’enchante guère. Mes études prendraient a priori fin mi avril après un semestre court et donc intense, mes examens chevaucheront le début de mon stage qui durera lui-même quatre mois. L’intensité intellectuelle devrait être moindre pendant mon stage mais d’ici là… je crains de ne pas avoir beaucoup de temps à me consacrer. C’est tout le paradoxe de la vie parisienne: avoir une infinité de choses potentielles à faire (musées, sorties, expos) et de ne pas en avoir le temps. Faudrait-il que j’optimise mon temps? Certainement. Plus facile à dire qu’à faire cependant. Si l’un ou l’une d’entre vous possède une solution miracle…

Entre Flore et David

Publié dans Autopsy of a thinking brain le février 4, 2009 par lunaboy

Le ciel est d’un bleu éclatant. Le soleil illumine la scène. Le doux vent est d’un froid glacial. Assis sur une chaise, aux pieds du Sénat, je lis paisiblement mon journal, le sourire aux lèvres. Après une semaine de calme dans le sud de la France, me voilà en effet de retour à Paris. Non que le charme du Languedoc en hiver ne me déplaise, mais j’avais un entretien cet après-midi. Ma recherche de stage de fin d’études, qui n’a pas été de tout repos, semble se terminer. Les dernières modalités demeurent à fixer mais cela devrait se concrétiser d’ici la fin de cette semaine. Cet entretien n’aurait pas pu se passer d’une meilleure façon. Conjointement accueilli par la directrice du département concerné et une de ses collaboratrices, nous commençons à discuter des activités de cette administration centrale et du but recherché à travers ce stage. M’est ensuite exposée la mission qui pourrait être la mienne. L’événement dont on me parle est celui qui avait attiré toute mon attention et que j’étais déterminé à évoquer pour ce stage, dans l’hypothèse où il ne le serait pas. Je concentre alors tous mes efforts à retenir un violent sourire conjugué à une onomatopée de satisfaction intense. Je ne pouvais espérer mieux. Oh si bien sûr, ce stage ne débouchant pas sur des perspectives de recrutement et n’étant probablement pas indemnisé. A titre personnel, le directrice n’aime pas faire travailler quelqu’un gratuitement mais elle a reçu des consignes du Ministre… L’essentiel n’est pas là. Le plus important pour moi est que ce stage constitue une introduction à la pratique et aux réflexions de la gestion publique, qui plus est teintées d’une coloration internationale. Et c’est le cas. Sans me permettre d’en dévoiler ici davantage, mon stage devrait s’axer autour de l’événement principal de cette administration à cette période-là: un colloque international en la matière. Préparation, conception, organisation, contribution aux travaux, intégration à l’équipe de réflexion de ce colloque. Je n’aurais pas pu demander mieux. Dans l’attente de recevoir confirmation ferme et définitive de l’offre et des précisions quant aux indemnités, je me prends à rêver de ma future carrière, qui semble démarrer comme je l’espérais. A suivre!